28 juin 1914. In memoriam Gavrilo Princip

Gavrilo

Gavrilo Princip, dont le nom et le prénom sont à eux seuls un destin et une prophétie, n'avait pas encore vingt ans le 28 juin 1914 lorsqu'il abattit le prince héritier d'Autriche-Hongrie François-Ferdinand et son épouse la comtesse Chotek.

Lors de son procès à l'automne 14, l'Empire, qui exterminait déjà en masse les populations civiles dans la Serbie voisine, avait tenu à persuader le monde de son respect minutieux du droit. Au lieu de le pendre à l'instar de ses camarades révolutionnaires, il condamna cet étudiant mineur à vingt années de bagne.

Mais c'était la pendaison qui était une grâce!

Gavrilo fut claquemuré dans la sinistre forteresse de Theresienstadt (Teresin) en Bohême, celle-là même où les nazis, une génération plus tard, installeraient un camp de concentration modèle pour berner grossièrement la Croix-Rouge. Laquelle, à l'époque, ne demandait qu'à se laisser convaincre. On était entre gens civilisés, n'est-ce pas?

A Teresin, Gavrilo fut assassiné à petit feu par la faim, le froid, l'humidité, les insultes et les mauvais traitements. Amputé, épuisé, il finit par s'éteindre le 28 avril 1917, après avoir professé jusqu'à son dernier souffle sa foi dans la victoire de la Serbie et, avec elle, celle des peuples slaves.

La Jeune Bosnie, dont il avait fait partie, était composée de fous intrépides nourrissant un espoir aussi fou et aussi intrépide. Si l'on oublie aujourd'hui la noblesse de leur cause, c'est parce que les empires ont repris la main. Il est donc utile de rappeler pourquoi ils avaient déposé leurs très jeunes vies. Ils voulaient la libération des peuples, l'égalité des hommes, la dignité pour les plus démunis. Ils étaient paysans, artisans, instituteurs, poètes. Ils comptaient même un futur Nobel, Ivo Andrić. Ils se moquaient des partages religieux, communautaires, ethniques. Ils ne voyaient pas d'autre alternative à la liberté que la mort. Ils nous manquent!

Gavrilo-Kusturica

Emir Kusturica embrassant le monument à Gavrilo Princip, avril 2014.

Le romancier américain Hans Koning (1921-2007) a consacré un roman débordant de duende à l'agonie du jeune anarchiste. Death of a Schoolboy (Mort d'un écolier), en attente de publication aux éditions L'Age d'Homme, se termine par la confession d'un des soldats tchèques qui avaient été commis à la garde de Gavrilo.


Mort d'un écolier

Notre Empire s’est effondré et a accepté l’armistice le 3 novembre 1918. C’était un dimanche. J’étais sur le front de Trévise à l’époque, vivant à l’arrière dans un abri de boue, marquant le pas comme un million d’autres hommes craignant d’être abattus pour désertion si nous en sortions un jour trop tôt pour rentrer chez nous. Mais une heure après qu’ils aient sonné le cessez-le-feu il n’y avait plus là âme qui vive. Je n’ai pas réussi à monter sur un fourgon ou dans un train et j’ai marché la plupart du chemin pour rentrer à la maison. Le vingt-cinq novembre j’étais de retour à Theresienstadt.

La ville avait un aspect horrible. Trente centimètres et quelques de boue, des ordures répandues partout, pas d’éclairage dans les rues, pas d’électricité. Aux devantures des magasins on voyait des caisses vides et les boutiques étaient désertes. Des femmes et des enfants gris et en haillons faisaient la queue sous cette foutue pluie en attendant leur ration de pain de soixante grammes de gruau cuit au four. Mais le moral de notre ville était superbe ! La raison en était que les Allemands et les Autrichiens se retiraient. Theresienstadt allait devenir Teresin. Sur la forteresse flottait un nouveau drapeau, rouge, bleu et blanc, le drapeau de la Tchécoslovaquie.

J’aurais aimé aller dans mon ancienne salle de garde chercher les clefs et aller ouvrir la cellule de Princip. Ç’aurait été un beau geste par une journée comme celle-là.

C’était trop tard.

Mais je savais où il était enterré, moi et personne d’autre au monde. Je suis resté seulement une heure auprès de ma famille puis je suis allé au cimetière. C’était au milieu de l’après-midi mais il faisait presqu’aussi sombre qu’en cette nuit d’avril. J’avais la page de mon livret de paye. La porte était là, les tournants et la haie, rien n’avait changé. J’ai tout repensé jusqu’à ce que je sois sûr d’être exactement à l’endroit. Puis j’ai dessiné un cercle dans la terre avec une branche, aussi profond que j’ai pu et je me suis agenouillé et ai dit une prière pour lui. J’ai planté la branche dans le sol. Quand je suis rentré en ville, j’ai vu une baraque où deux femmes étaient en train de vendre le nouveau drapeau tchécoslovaque. Je crois que c’était à peu près la seule chose qui fût en vente libre à Teresin-Theresienstadt à ce moment-là.

Ce n’étaient pas des drapeaux de bonne qualité mais ils n’étaient pas en papier. C’était un exploit. Je me demandai où elles s’étaient procuré le tissu.

Je m’arrêtai et les regardai un moment. Ça n’était pas des drapeaux serbes, bien sûr. Le dessin était différent. Mais les couleurs étaient les mêmes, rouge, bleu, blanc. J’en ai acheté un et je l’ai rapporté à la maison. Ils ont cru que j’étais fou mais j’ai attendu que ma sœur le coupe et le recouse. Je n’ai même pas ôté mes bottes.

Puis dans la dernière lumière du jour, avec un peu de soleil rouge perçant à travers ces nuages de pluie, je suis reparti pour un dernier tour au cimetière. Ma branche s’était déjà couchée et je l’ai jetée. J’avais apporté une ficelle et un piquet pris dans la boîte à outils de mon père et, au-dessus du corps de Princip, j’ai planté le drapeau de la Serbie. •

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Webdestinées

Une histoire cruelle et poétique à la fois, tirée de la vie des gens ordinaires — qui est comme on le sait le plus invraisemblable puits de paradoxes et de fantaisies.

Emilie était une jolie fille, mais elle travestissait son visage sur les sites de rencontres. Un soir, elle donna rendez-vous sur la terrasse d'un café à deux web-soupirants à la fois. Elle choisit de se révéler à celui des deux qui avait apporté des fleurs. Elle posa un lapin à l'autre, pourtant assis à la table voisine.

Aujourd'hui, l'homme aux fleurs est son mari et le père de ses enfants.

L'homme sans fleurs, lui, n'a jamais vu son visage. Il est convaincu aujourd'hui encore, s'il se souvient de cet épisode, que la jeune femme n'est jamais venue à leur rendez-vous.

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Smrt poslednjeg velikana srpske književnosti (Figaro Vox, 19.5.2014)

DOBRICA ĆOSIĆ: SMRT POSLEDNJEG VELIKANA SRPSKE KNJIŽEVNOSTI

Žan-Kristof Buison (Jean-Christophe Buisson)

Pisac i novinar Figaro Magazina, Žan-Kristof Buison, odaje počast Dobrici Ćosiću, srpskom piscu i bivšem predsedniku Jugoslavije, koji je preminuo u nedelju, 18. maja, u 93. godini.

Nesreća nikad ne dolazi sama. Posebno na Balkanu. Srbija, koju poslednjih nedelju dana pustoše poplave biblijskih razmera, u nedelju, osamnaestog maja, izgubila je svog poslednjeg književnog velikana. Dobrica Ćosić, koji je umro u snu u 93. godini, svojim opusom koji čine desetine hiljada gustih epskih stranica, slovi za srpskog Solženjicina. Poput autora Arhipelaga gulaga, i Ćosićeva književna ambicija zadire u istoriju, nacionalni identitet, rat i politiku. Poput ruskog pisca, i Ćosić trpi osude zapadnjačke inteligencije koja ipak bira da se ne meša u jugoslovenska pitanja umesto da se potrudi da ih shvati.

Rođen 1921. u Kraljevini Srba, Hrvata i Slovenaca pod vladavinom kralja Aleksandra, Ćosić je bio Srbin, ali to je shvatio tek u zrelom dobu. Kao mladić, bio je partizan i učestvovao u Titovom pokretu otpora, a potom, posle rata, u izgradnji komunističke Jugoslavije. Nakon toga je uvideo da je njen federalizam samo izgovor da se smrvi Srbija u okrilju jedne superstrukture s velikom verovatnoćom unutrašnjeg etničko-religioznog raspadanja. Isključen kao disident iz Saveza komunista 1968, pošto se usprotivio da se Kosovu pruži autonomni status (što je, prema njemu, bio preludijum razvoju albanskog nacionalističkog pokreta za nezavisnost: događaji će pokazati da je bio u pravu...), u narednim godinama se opredelio za srpski nacionalizam, koji će ga dovesti do sumnjivih i problematičnih poteza. Kao Miloševićeva podrška, našao se na čelu Savezne republike Jugoslavije između juna 1992. i juna 1993, usred rata s Hrvatskom i BiH. Deset godina kasnije, učestvovao je u obaranju istog tog Miloševića, pružajući podršku pokretu opozicije Otpor, ali će se i od njega distancirati saznavši da ga finansiraju fondacija Soros i drugi strani fondovi.

Ćosić nije govorio samo o Srbiji razorenoj ratovima, kobnim ideologijama i izgubljenim iluzijama. Njegove teme su se doticale i kraja tradicionalne, seljačke, marljive i pragmatične Evrope, izjedene napretkom i tehnikom, hobijima i utopijima.

Koliko se iščuđavalo njegovim političkim zaokretima i angažovanjima, koliko su izazivali nelagodu i osudu, toliko su njegovi romani bili vredni divljenja. Pripovedajući u sagi o porodici Katić istoriju svoje zemlje u XX veku, Ćosić nije govorio samo o Srbiji razorenoj ratovima, kobnim ideologijama i izgubljenim iluzijama. Njegove teme su se doticale i kraja tradicionalne, seljačke, marljive i pragmatične Evrope, izjedene napretkom i tehnikom, hobijima i utopijama. Time njegov romansijerski opus tolstojevske intonacije dostiže univerzalnost. Njegova lucidna melanholija podseća na melanholiju Ive Andrića, ali on se od autora romana Na Drini ćuprija razlikuje izuzetnim narativnim smislom za epopeju. Sva poglavlja Ćosićevih knjiga puna su krvi i znoja, suza i nepravde, izdaja i tragedija; ali u njima ima ogromne i bolne zapitanosti: gde se u našim najgnusnijim delima krije udeo čovečnosti?

Neka nam bude dozvoljeno da ovde iznesemo jednu ličnu uspomenu. Nekoliko sati posle petooktobarske revolucije 2000. kojom je svrgnut Slobodan Milošević, želeo sam da napravim intervju s čovekom koji se, uspevši da zbaci tiranina Jugoslavije posle Tita, spremao da svoju državu vrati među demokratske zemlje: reč je o Vojislavu Koštunici. Sastanak s njim koji je doveo do toga da Figaro Magazin objavi prvi međunarodni intervju novog srpskog predsednika, omogućio mi je Dobrica Ćosić. Zajedno s njegovim sjajnim prevodiocem, Slobodanom Despotom, sreli smo se prethodnog dana u predvorju hotela Palas, na čašici šljivovice. Te večeri je pogled pisca, sedog starca od skoro osamdeset godina, otkrivao odlučnost, ponos i toplinu. Iznenada mi se učini da preda mnom sedi jedan od junaka njegove monumentalne istorijske sage, izbegao iz sela Prerova. Ćosić je sada negde gore, među svojim junacima, veoma visoko.

  • Vreme smrti, Vreme zla, Vreme vlasti, Vreme vlasti 2 (prevedeno kao Le temps de l’imposture ou le roman de Tito), objavljeni su kod izdavača L’Age d’Homme.

(Le Figaro/Vox, 19.5.2014. Prevod s francuskog: J. K.)

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"Le Miel" au Salon du Livre de Genève 2014

Pour la première fois, je participe cette année au Salon du Livre de Genève en tant qu'auteur, et non comme éditeur.

Les rendez-vous du Miel sont les suivants:

Jeudi 1er mai

10h15 – 12h15 : « Prenez le temps de lire » sur le stand France Loisirs (G710) avec Georges Pop, Daniel Marguerat et Luc Debraine

Samedi 3 mai

12h00-12h30 : La Place Suisse (P1671) « Focus sur un auteur Suisse »
12h30-13h00 : signature sur ce même espace
16h00-17h30 : dédicace sur le stand Gallimard (H870)

 

NB

Tous les rendez-vous liés à mon roman sont annoncés sur l'agenda du minisite miel.postach.io.

L'actualité des éditions Xenia est, elle, à suivre sur le tout nouveau site des éditions!

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Quand un père doit baptiser seul son bébé mourant

En guise d'office du Vendredi saint, je traduis ce texte bouleversant publié ce jour par mon ami Dragoslav Bokan.

*

En 1993, dans la nuit du Vendredi au Samedi Saint, mon fils Vlad âgé de trois jours est décédé dans l’hôpital de la rue Reine Nathalie, à Belgrade. Au moment précis du passage sous le linceul du Christ, le petit martyr et grand combattant a quitté ce monde. Né avec une blessure causée par l’accouchement, il avait passé pratiquement toute sa courte vie à pleurer dans de terribles douleurs. C’est à peine s’il se calmait un peu dans son sommeil. Je suis parvenu à le baptiser, à la place du prêtre (l’entrée de la maternité leur était interdite), et sur le conseil de l’évêque (à l’époque hiéromoine) Ignace, qui était le confesseur des moniales du monastère de la Présentation de Marie et que j’étais allé consulter sur les mesures à prendre pour sauver l’âme de mon fils.

Lorsque je suis entré dans la chambre où gisait Vlad (avec deux « témoins », ses parrains), il dormait, épuisé par ses souffrances. Il était calme, ne semblait même plus respirer. Je me suis dressé devant lui, en uniforme, et j’ai tracé le signe de la croix en l’air au-dessus de son front. A cet instant précis, il a ouvert les yeux et m’a regardé. Sans pleurer, pour la première et dernière fois, il m’a regardé, droit dans les yeux.

C’était comme si le rayon de lumière de ses petits yeux bleus (qui brillaient comme des diamants) avait pénétré, à travers mes pupilles, dans mon cœur et l’avait embrasé. Cette interminable seconde d’un regard qui dure encore dans ma mémoire a transformé le temps en éternité, et cette chambre d’hôpital en Temple. J’ai baissé mon bras (arrêté net dans son mouvement par ce regard), et après avoir à peine pu prononcer la première phrase du sacrement de baptême, je me suis mis à pleurer. Sans sanglots, sans le moindre bruit, mon visage avait soudain été inondé de larmes, comme si l’on avait projeté un voile d’eau sur mes yeux, mes joues, ma barbe… Je ne voyais plus rien, sauf cette lumière mystique et pénétrante des yeux bleus de mon fils agonisant, Vlad.

Comme si ç’avait été lui qui m’avait donné sa bénédiction.

J’ai déposé une petite icône de la Mère de Dieu dans ses langes, et, ne pouvant plus y tenir, je me suis littéralement précipité hors de ce triste et grandiose baptistère. Jamais de ma vie je n’ai pleuré autant. Et jamais je n’ai rien ressenti de plus terrible que cette muette conversation des regards. La seule conversation que nous ayons jamais eue.

C’est ainsi que fut baptisé mon petit, mon premier enfant.

Je l’ai enterré, avec la bénédiction de Mgr Irénée, au monastère des Saints-Archanges de Kovilj, et planté sur sa tombe une croix de marbre blanc gravée de lys et de paroles d’Évangile. Mon petit combattant, Vlad, avait résisté jusqu’à son baptême et témoigné, pendant ces trois jours de souffrances, de choses qui nous sont inaccessibles et mystérieuses. Et moi, j’avais dû littéralement user de menaces, au pistolet et à la grenade, dans ce sinistre hôpital privé de Dieu, pour pouvoir entrer dans sa chambre et le baptiser. Personne, à ma connaissance, ne l’avait jamais fait avant moi. Car personne ou presque ne sait qu’il est possible de baptiser quelqu’un sans la présence d’un prêtre, en des cas comme celui-ci. Je l’ignorais moi aussi, jusqu’à ce que la main de Dieu m’en ait instruit en me menant au lieu précis où je devais l’apprendre.

Lorsque j’ai su que le petit être allait mourir, je me suis mis à errer comme un fou dans les rues de Belgrade. Je fuyais la maternité, n’importe où… le plus loin possible de l’endroit où j’avais appris l’horrible nouvelle. Comment j’ai fait pour ne pas me faire écraser, Dieu seul le sait. Je marchais, j’errais ainsi, sans savoir où j’allais ni ce que j’allais devenir.

A un moment donné, en levant le regard, j’ai vu l’église du saint Empereur Constantin et de la sainte Impératrice Hélène, à Voždovac. Aujourd’hui encore, j’ignore comment j’étais arrivé là, et pourquoi justement là. J’avais vécu dans le voisinage de cette église dans mon enfance, fréquentant l’école Karageorges voisine, et puis j’avais chanté dans le chœur de Pavle Aksentijević lors de la consécration des étranges et flamboyantes fresques de Militch de Matchva.

J’ai pénétré, confus, dans l’église. Comme si c’était la première fois. Tout me paraissait différent et altéré, comme dans un rêve. Je me suis approché du guichet où l’on vend les cierges, j’en ai pris un petit en cire, et puis j’ai demandé la revue « Hilandar » qui était exposée un peu sur le côté. Je n’avais ni l’envie ni la force de lire quoi que ce soit. Je ne sais pas pourquoi j’ai demandé cette revue (ni comment j’avais fait pour l’apercevoir), mais c’est ce que j’ai fait. Totalement inconscient, porté par une volonté étrangère et bien plus forte que la mienne. J’ai ouvert « Hilandar », vers le milieu, et j’ai découvert un article parlant d’un hiéromoine russe qui visitait les maternités pour y baptiser les nouveau-nés mourants et sauver leurs âmes.

Je ne croirais pas mon récit, si je ne l’avais moi-même vécu.

Après cela, je suis allé à la Présentation pour y recevoir la bénédiction d’Ignace.

C’est ainsi que fut baptisé le petit Vlad Bokan, ma bénédiction céleste, qui depuis lors me suit et me garde.

PS

Un jour, il y a longtemps, ma petite Sophie, (née exactement un an et demi après), lors d’une promenade, m’avait demandé de lui acheter un ballon coloré rempli d’hélium. Lorsqu’elle l’a obtenu, elle l’a aussitôt laissé monter dans les airs en disant d’une voix calme et grave : « Ça, papa, c’est pour mon frérot Vlad. Pour qu’il ait de quoi jouer là-haut au ciel…*

En regardant le petit ballon de Sophie monter au ciel et diminuer petit à petit, jusqu’à n’être plus qu’un petit point dans les nuages blancs, j’ai senti que son frère était vivant et qu’il veillait sur nous.

Et puis, de nouveau, ces larmes…

(Dragoslav Bokan)

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